Depuis début juillet, au moins 25 corps ont été découverts dans une zone désertique à la frontière de la Tunisie et de la Libye.
C’est avec une inhumanité inouïe que des centaines d’exilé·e·s subsaharien·ne·s y ont été jeté·e·s en pâture par les autorités tunisiennes.
Ces enfants, ces femmes et ces hommes errent depuis plusieurs semaines dans le désert et dans l’indifférence générale.
La Tunisie refuse de laisser revenir les migrant·e·s en Tunisie et la Libye refuse également de les laisser entrer sur son territoire. Ces pays refusent l’accès à cette zone à l’aide humanitaire, vouant de manière criminelle ces êtres humains à une mort quasi certaine.
Cette situation délétère est le terrible dénouement de campagnes et d’actes de haine en Tunisie ciblant des exilé⋅e⋅s en provenance d’Afrique subsaharienne, exactions alimentées par le discours raciste et haineux prononcé par le Président tunisien en février 2023.
EELV demande à la diplomatie française de dépêcher sur place en toute urgence une aide humanitaire et d’agir auprès des autorités tunisiennes et libyennes pour trouver une issue à la situation des exilé·e·s en danger de mort.
Aminata Niakaté et Sophie Bussière, porte-parole