Le 11 septembre 1973, l’armée chilienne menait, avec le soutien du gouvernement étasunien, un coup d’État contre le gouvernement démocratique d’Unité populaire et le président Salvador Allende, élu en 1970.  Le socialiste choisit le sacrifice de sa vie.

Ainsi s’ouvrit, dans la mort et la répression, une dictature sanguinaire sous la conduite du général Augusto Pinochet.

Le Chili devint alors le terrain d’expérimentation pour les “Chicago Boys” sous la direction de l’économiste Milton Friedman, chantre du libéralisme, entraînant une régression sociale pour des décennies. »

L’unité populaire fut une expérience unique dans l’histoire du socialisme du XXème siècle; un rassemblement menant une politique à la fois radicale dans sa volonté de transformation sociale (telle l’émancipation des peuples autochtones amorcée dans le cadre de sa réforme agraire) et dans son attachement au cadre légal et démocratique des institutions du pays.

La France fut une terre d’asile et un pays d’accueil pour de nombreux réfugiés. Pierre de Menthon, ambassadeur de France, en poste au moment du coup d’État, ouvrit les locaux de l’Ambassade et la résidence de France aux réfugiés chiliens.

EELV rappelle aussi que le documentaire “Les escadrons de la mort : l’école française”, enquête journalistique conduite par Marie-Monique Robin, diffusé en 2003, mit en lumière la manière dont l’armée française a pu “exporter” ses méthodes de répression, et collaborer, par le biais de divers instructeurs, avec plusieurs régimes dictatoriaux d’Amérique du Sud dans les années 1970.

Les députés écologistes à l’Assemblée nationale, emmenés par Noël Mamère, avaient alors réclamé la création d’une commission d’enquête parlementaire. “L’honneur de la France, écrivaient-ils, est de faire toute la lumière sur cette funeste période tant restent opaques et inconnus bien des aspects de cette étrange coopération.”

Cette demande est toujours d’actualité, car elle permettrait d’identifier toutes les coopérations et complicités dont bénéficia l’armée chilienne.

EELV déplore l’absence d’un représentant gouvernemental de la France aux cérémonies de commémoration, contrairement à d’autres pays européens.

Ce 11 septembre 2023, EELV adresse un message de solidarité au peuple chilien: Vive la démocratie, vive le Chili.

Aminata Niakaté et Sophie Bussière, porte-parole
La commission Transnationale