Alors que le Sénat vient de rejeter la partie recettes du Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale (PLFSS), le groupe écologiste du Sénat a voté pour ce texte, qui marque une rupture avec les politiques menées ces dernières années, et a obtenu plusieurs avancées en faveur de la « santé environnementale », qui était jusqu’alors la grande absente de ce texte.
Outre les avancées en termes de santé environnementale, le groupe écologiste du Sénat a fait le choix de voter ce texte car, pour la première fois depuis longtemps, il ne remet pas en cause les prestations servies par le régime d’assurance maladie obligatoire. Par ailleurs, il apporte des mesures attendues depuis longtemps comme la convergence tarifaire publique-privée, pour mettre un coup d’arrêt à l’asphyxie de l’hôpital public et lui permettre d’assurer ses missions (formation, recherche et accueil de toutes et tous, y compris les plus précaires), ou encore le remboursement de l’IVG à 100%.
Pour ce qui concerne le volet « santé environnementale », les écologistes ont obtenu :
- des mesures permettant aux chefs d’entreprise qui le souhaitent de faciliter lesdéplacement de leurs salarié/es à vélo ;
- la taxation de l’aspartame et de l’huile de palme.
Sur l’aspartame, adopté dans la nuit, Aline Archimbaud, Sénatrice de Seine-Saint-Denis et Secrétaire de la commission Affaires sociales a souligné : « Des scientifiques indépendants nous alertent. Il est de notre responsabilité de parlementaires de relayer ces préoccupations. Nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas. »
Jean Desessard, membre de la commission Affaires sociales, a pour sa part apprécié : « L’accent a été mis sur la participation de chacun en fonction de ses moyens et sur la mise à contribution de formes de revenus jusque-là peu – voire pas – sollicitées, afin de ne pas privilégier une nouvelle fois déremboursements et autres taxations sur les consultations médicales. »
Si le texte dans sa version amendée n’a pas été adopté par la Haute Assemblée, les écologistes soulignent que ces avancées restent des positions du Sénat, et qu’à ce titre elles devront trouver toute leur place dans les politiques à venir.