L’AFD s’est dotée d’une nouvelle doctrine en matière de paradis fiscaux, qu’en est-il ?
Pascal Canfin, ministre délégué chargé du développement :
Dès mon arrivée à la tête du ministère du développement, j’ai souhaité que l’Agence française de développement (AFD)
Concrétement, qu’est-ce que cela signifie ?
Cela signifie que l’Agence française de développement ne peut plus réaliser d’opérations financières qui passeraient par ces quelques pays considérés comme des paradis fiscaux, ni acquérir des participations financières basées dans ces pays. C’est un message fort. Pour autant, il ne s’agit pas d’arrêter le financement de projets de développement dans ces pays, si l’AFD y est déjà présente.
Après l’affaire Cazuhac, les paradis fiscaux sont revenus sur le devant de la scène. Qu’est ce qui avance aujourd’hui ?
En deux mois, il y a eu de réelles avancées, notamment en Europe. La France, avec l’Allemagne, le Royaume-Uni, l’Italie et l’Espagne, soutient désormais la mise en œuvre au niveau européen d’un dispositif similaire à la législation américaine FATCA, c’est-à-dire l’obligation pour les banques de signaler l’ensemble des comptes de non-résidents à leur pays de résidence fiscale. L’échange automatique des informations fiscales doit devenir la règle dans l’Union européenne. Cette proposition était présente dans le programme des écologistes pour l’élection présidentielle. Nous étions précurseurs. Autre avancée, le gouvernement français
Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter l’article de Pascal Canfin sur la transparence, sur le lien suivant :http://www.pascalcanfin.fr/